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Dérives sécuritaires
Parler de dérive sécuritaire devient de plus en plus impopulaire, même à gauche, nécessité de répondre aux “craintes de la population” oblige. Pourtant, la multiplication des caméras de surveillance et autres tests et fichage, systématiquement justifiés par la nécessité de se protéger d’un “ennemi” forcément venu de l’extérieur, qu’il s’agisse de jeunes de banlieues, d’hypothétiques voleuses·eurs roms ou de requérant·e·s d’asile, n’est pas seulement inquiétante. Quand ces mesures sont couplées à des violations crasses des droits fondamentaux dans les prisons suisses, on assiste à un phénomène de négation des libertés publiques de plus en plus inquiétantes.